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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 12:19
Poème: Je t'aurai tant aimée
Poème: Je t'aurai tant aimée

On ne peut pas lutter contre l'onde qui avance

Ou le vol des nuages poussés par la tempête,

Le flux de ton amour m'a pris dans sa mouvance

Et les vents insolents n'en ont fait qu'à leur tête.

Je n'ai rien contrôlé des frissons et des rêves,

Qui ont nourri mon corps du printemps à l'hiver,

Je t'ai aimé à vie, sans condition, sans trêve,

Tu auras été l'ange peuplant mon univers.

Un jour perdu, tu es partie aux heures sombres,

Et, depuis lors je fais l'amour à ton fantôme,

Ma peau s'enivre encore des parfums de ton ombre

Que j'étreins chaque nuit au milieu de mes sommes.

Car ce que je ressens est plus qu'un sentiment,

C'est une force immense que je hisse en vertu,

                 Dont le pavillon flotte sur les ailes du temps

Et qui te crie l'amour de mon cœur dévêtu.

Quand je m'envolerai sur les cheveux du vent

Pour aller me mêler à la cendre céleste,

J'emporterai l'éclair de tes yeux émouvants,

Il sera mon soleil pendant ma longue sieste.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 12:16
Poème: Il fait toujours soleil (sous la couette)

Et gronder le tonnerre et souffler la tempête!

Les amants n'en ont cure quand ils sont sous la couette,

Car les morsures du temps se retrouvent effacées

Par les tendres brûlures de celles de leurs baisers.

Ce sont les doigts qui voient, dans le royaume du noir,

On découvre à tâtons, le cœur ému d'espoir.

Les mots doux susurrés libèrent l'inhibition

Et les paroles osées permettent la transgression.

Les murs ont des oreilles et les placards des yeux,

Inutile de choquer ou de fâcher les dieux!

Foin des interdictions! Que la fête soit complète!

Mieux vaut cueillir les fruits défendus sous la couette.

Les plus coquins fantasment que l'autre n'est pas elle,

Ou que ce n'est pas lui, et ça leur donne des ailes,

Des pensées érotiques, tendrement vengeresses,

Mais peu importe l'idée, pourvu qu'on ait l'ivresse!

Amoureux sous la pluie, en recherche de chaleur,

Quittez donc et jetez vos habits de pâleur!

Mettez-vous à couvert lorsque le ciel rouspète,

C'est du soleil qui pleut lorsqu'on est sous la couette!

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:13
Poème: Jardinier en intelligence

« Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligence humaine »

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » Victor Hugo

Comme un pianiste en herbe qui maudit son piano,

Un chauffeur débutant qui galère au créneau,

L'enseignant met cent fois l'ouvrage sur le métier

Pour polir son projet et le mettre en chantier.

Parmi tous ses élèves, ce sont les moins doués

Qui le poussent et le forcent à ne pas échouer,

Le vrai maître est celui qui n'a de cesse d'apprendre,

Se remet en question pour tenter de surprendre.

Enseigner le contraint d'avoir les pieds sur terre,

L'éloigne de son égo et de la stratosphère,

Faut aller au charbon, descendre dans l'arène,

Ne pas être aveuglé d'ambition souveraine.

Amener les enfants sur les lieux du savoir

Est une noble idée que l'on doit concevoir

En sachant que l'échec peut engendrer l'espoir,

Et, si l'on est patient, conduire à la victoire.

Créateur de destins, forgeur de compétences,

L'enseignant montre à l'homme la voie de l'espérance.

En ces temps incertains et de périodes qui grondent,

Assurément, c'est le plus beau métier du monde!

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 14:08
Poème: Je suis la France (d'hier et de demain)

 

 On nous parle de menace, de tsunami humain,

Les mots et les images nous imposent une terreur,

Une inquiétude qui clôt la porte de nos cœurs.

Nous y perdrons notre âme et notre honneur demain.

 

Je suis fils d'Arméniens, Cambodgiens, Vietnamiens

Ayant fui les massacres. Je suis fille d'Italiens

D'Espagnols, Portugais, Argentins ou Chiliens,

Victimes de dictatures, écrasés comme des chiens.

 

Mes parents ont quitté le Maghreb ou l'Asie

Pour épouser la France et lui faire des petits,

Ils ont parfois donné leur sang pour la patrie.

Mais l'égoïsme accroît les montées d'amnésie!

 

Mes frères et mes sœurs venant du Proche-Orient

Fuient la mort, la torture, la guerre et ses horreurs.

Comment oser les renvoyer à la fureur,

Quand malgré les souffrances ils viennent en souriant?

 

Ils se noient par milliers, on ne tient plus les comptes,

Notre plan d'eau d'été est leur charnier marin,

Et si leurs cris n'ont pas raison des cœurs d'airain,

C'est nous qui finirons tous noyés dans la honte! 

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 09:33
Poème: Chorale en folie

Ah! Il n'est point aisé de conduire une chorale!

Réveiller les dormeurs, tempérer ceux qui râlent,

Gérer les dépressifs, le chef doit être partout!

Ça fait déjà beaucoup! Oui, mais ce n'est pas tout!

 

Faut se taper le pro qui fait Gilbert Bécaud,

Il se bouche une oreille, car ses copains chantent faux,

En tout cas il le croit, c'est pour ça qu'il détonne,

Sauf qu'il ignore que sa partoche n'est pas la bonne!

 

Ensuite y'a l'arythmique, jamais dans le tempo,

Convaincu qu'on l'admire pour son swing dans la peau.

Il part avant le chef, qu'il estime en retard,

Puis double tout le monde pour terminer en star.

 

Ah! Voilà le touriste, qui vient serrer des mains.

Ne sachant rien du répertoire de ses copains,

Il les rassure: pour le concert il sera là,

À la fin du play-back, il saluera bien bas.

 

Oh, putain! Le bavard! Il arrive à chanter

Et parler en même temps de ses vacances d'été,

Toujours un truc à dire le moulin à paroles!

Le bruit de fond, c'est sa musique, son monopole.

 

Non pas lui! Le donneur de conseils, qui sait tout

Et qui, sans retenue, vous soûle de son bagout,

Généreux, sans compter, du temps qu'il donne aux autres

Il n'imagine jamais qu'il vous pompe le vôtre.

 

Quand le chef est ronchon, c'est dû au surmenage,

Il prend du lexomil pour survivre au carnage,

Au lieu de rouspéter quand il devient mordant,

Remerciez-le de ne pas vous rentrer dedans!

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 09:29
Poème: Les yeux de la louve

 

Dans les rayons blancs de la lune, la louve veille.

Rempart féroce, elle est postée près du repaire,

Car la chair de sa chair dort d'un profond sommeil,

Et rien n'échappera à son instinct de mère.

Tout son corps est tendu dès le péril naissant,

Son œil vif dans la nuit étincelle comme la braise,

Quand le danger pour son petit est menaçant,

Il se remplit de sang dans le silence qui pèse.

Héroïque au combat pour sa progéniture,

Sa force et son courage n'ont jamais de limite,

Chevalière aux yeux noirs, princesse de la nature,

Cet animal farouche a l'amour qui l'habite.

Ange gardien que Dieu a mis près de son fils,

Elle ne craint le danger que pour celui qu'elle aime,

Et prête à consentir à tous les sacrifices,

Rien ne peut l'arrêter, ni la mort pour elle-même.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:01
Poème: La scène du crime*

Par animalité, domination perverse,

L'homme considère parfois la femme comme un objet,

Ce douloureux sujet suscite la controverse

Car les mentalités ont du mal à changer.

« Patrimoine culturel », la séduction forcée,

Émanant d'une jungle au jugement bestial,

Viril marivaudage hérité du passé,

Bénéficie encore d'appréciations partiales.

« Ne l'as-tu pas cherché? » te demandent certains,

« T'as voulu faire la belle et montrer ton bronzage,

La jupe était bien courte et ton air libertin,

Sans parler de tes seins hurlant sous le corsage! ».

Les non-dits alentour asphyxient les réponses

Et alimentent la honte qui s'empare de ton corps,

Le déni te meurtrit, dans la nuit tu t'enfonces,

Le calvaire continue dès que blanchit l'aurore.

En matière sexuelle, les hommes n'ont aucun droit,

Les femmes aucun devoir. Tu dois lever la main,

Ne plus minimiser lorsque tu deviens proie,

Mais dénoncer l'abus et nous prendre à témoin.

Le salaud dominant, au rut moyenâgeux,

Que maintes religions ont jugé légitime,

Est un poltron inculte qui se croit courageux,

Et qui transforme un corps en une scène de crime.

 

* 27% des Français considèrent le viol moins grave si la victime était habillée sexy.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 07:56
Poème: Ali, le plus grand
Poème: Ali, le plus grand

Il volait comme un papillon

Et il piquait comme une abeille,

Sur le ring, un vrai tourbillon.

Icône légendaire sans pareille,

Champion adulé et haï,

C'est le grand Mohamed Ali.

Showman à la verve théâtrale,

Avec ses saillies satiriques,

Il brusqua le cérémonial.

Auréolé d'or olympique,

L'athlète aux idées non conformes

Imposa son charisme hors norme.

Pilier de la contre-culture,

Porte-drapeau de ses frères noirs,

Jugeant la guerre contre nature,

On lui fit payer ses victoires.

Déchu de son titre mondial,

La reconquête fut triomphale.

Le poète à la fière allonge,

Dont les mots cognaient pour la paix,

A fini par jeter l'éponge.

                        Quand la maladie l'a happé,

                      Le boxeur à l'aura planétaire

                      A fait pleurer la terre entière.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 07:54
Poème: Le défi dans les yeux

Lorsque ton regard parle, les mots sont inutiles

Et je me garde bien de remarques hostiles,

Tes deux prunelles en feu, étincelles exquises,

Électrisent une moue sur tes lèvres insoumises.

Tu me toises d'un air qui m'émeut, me fascine,

Quand tu me dévisages, ton regard s'enracine

Jusqu'au fond de mon âme à m'en tirer les larmes,

Ma cuirasse se fend, pour toi je rends les armes.

Les jours d'orage, rien n'est plus beau que ton regard.

Quand tu es en colère et prête à la bagarre,

De tes yeux sort l'éclair des pistolets chargés,

Tu fais parler la foudre, attention au danger!

Mais tu décoches aussi quelques flèches de désir,

Dont je deviens la cible pour mon plus grand plaisir,

Et ton œil enflammé, insolent de promesses,

Incendie mon esprit, mon corps et ma faiblesse.

Lorsque tes membres lourds ont raison de tes yeux,

Que ton corps s'abandonne au sommeil licencieux,

Le tonnerre prend congé, et se taisent les audaces,

Alors, tu deviens ange pour un moment de grâce.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:56

Quand la pendule égrène dans les ombres du soir

Le tic-tac de ta voix, brûlure de ma mémoire,

C'est le temps qui s'écoule et me rapproche du jour

Où la brume matinale se lèvera sur l'amour.

Je n'ai plus mes repères quand je suis loin de toi,

J'ai perdu mon soleil, près des autres j'ai froid,

Le ciel gris fait écho aux journées offensées,

Et dans les matins blêmes caracolent mes pensées.

Le halo flou de rouille de tes cheveux frisés

Fait pleuvoir sur ma peau les images du passé,

Cette ondée démaquille les ombres de mes rides

Et elle remet à nu les sensations torrides.

Tu m'as laissé l'éclat de l'encre de tes yeux

Pour remettre en couleur l'écran noir de mes cieux,

Dans les nuits de silence, les ailes du destin

Me rapportent une lumière depuis l'espace lointain.

Pour ne plus affronter les tempêtes et l'ennui,

J'ai appris pour te plaire à danser sous la pluie,

Si le fil harmonique veut bien se dénouer,

La musique de la vie ne demande qu'à jouer.

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