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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 18:47
Texte: Mon amie la douleur

Chant d’espoir :

Je ne connais pas grand monde qui ait appris des choses significatives ou ait changé les priorités dans sa vie sans avoir reçu des leçons de la douleur. En effet pourquoi ne pas accepter l’idée qu’à un moment ou l’autre de notre vie la douleur est inéluctable. Pourquoi ne pas la regarder avec curiosité et se demander « Que vais-je pouvoir en faire? » plutôt que de déplorer « pourquoi moi? ».
Devant la douleur, deux stratégies fréquemment utilisées sont inopérantes: le combat et la fuite. Même si nous croyons le contraire, il est absolument impossible de s’arracher à la douleur. Et il est moins coûteux de la regarder, de la reconnaître, de la toucher, de l’accepter, que de mettre toute sa force psychologique à nier son existence et à ne pas écouter ce qui, à l’intérieur de nous, crie lorsque nous sommes silencieux.
Autrement dit exit la méthode Coué sur l’air de « je vais bien et j’irai mieux demain ». S’accorder en revanche le temps nécessaire qui est celui de la souffrance et de ses manifestations, à son rythme et suivant son ressenti. En fait, vivre la douleur en conscience.
Car à mon sens nous sommes sur cette terre pour trois choses: apprendre à aimer du mieux que nous pouvons, essayer de laisser une trace positive de notre passage et enfin être heureux, ce qui n’est pas un droit mais un devoir.
Certes ces trois postures exigent de notre part de la conscience et de la constance mais lorsque nous œuvrons à aimer, à laisser une trace positive et à être heureux, les mauvais coups du sort ne peuvent pas prendre toute la place. On les reçoit, on les reconnaît et on finit par les délaisser.
Revenir au présent et veiller à faire, de chaque journée, le concentré d’une vie bien vécue. Soigner nos échanges avec les autres, poser des actes qui nous permettent d’être fiers de nous. Approcher ainsi la vie, sans fuir ou nier la douleur, mais modeler sa vie au jour le jour en prenant soin des petites choses simples qui la composent.
Plutôt que s’épuiser à mesurer ce qui nous manque, veillons à savourer ce que nous possédons. La décision d’être heureux passe par un ancrage volontaire dans le moment présent. Car l’anxiété et l’angoisse proviennent de l’anticipation négative d’événements.
Où suis-je? Que suis-je en train de faire? Voilà deux questions que je me pose pour revenir habiter pleinement l’instant présent. Des interrogations qui neutralisent mes projections anxieuses dans le futur.

Contre-chant :

Belle théorie! Sauf qu’il y a un hic. Si celle que j’aime n’est pas dans mon présent tout cela s’effondre et n’a plus aucun sens. On n’a jamais vu un toit tenir sans des murs, ni des murs sans fondations…

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commentaires

anonyme 13/12/2014 23:19

oui, revenir au présent, y trouver des petites choses à savourer, se coucher chaque soir en se remémorant ce qu'on a vu de beau , les sourires qu'on a croisés. Se souvenir chaque seconde qu'on est vivant. Oui, l'anxiété et la peur de l'avenir gâchent le présent, mais la rumination morose du passé aussi. Que le souvenir des bons moments ,que la pensée de ceux qu'on continue à aimer malgré la vie ,comme ce soleil qui me caresse, ce vent qui me régénère contribuent à donner au jour sa lumière.

Zyablik 16/12/2014 17:47

Merci chère anonyme de ce doux commentaire qui m'émeut tant par la teneur, que je partage totalement, que par l'imagination qui est mienne qui pose un visage aimé sur ces lignes...

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