Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:29
Poème: La fille de l'orage (Clin d'œil à Brassens)
Poème: La fille de l'orage (Clin d'œil à Brassens)
Poème: La fille de l'orage (Clin d'œil à Brassens)

      L'air était chargé d'une odeur de feuille et de terre égouttée,

      Dans une clarté d'éclaircie, le ciel lavé se remettait.

      En quelques frissons de lumière, sous les nuages effilochés,

      Le soleil faisait sa toilette avant de partir se coucher.

 

      Ce calme soudain et magique me redonna force et confiance

      Alors que les joutes célestes avaient perdu leur arrogance.

      Dans un brouillard désordonné se dessina une silhouette,

      Mes yeux heurtèrent un regard sauvage comme celui d'une bête.

 

      Une jeune femme en robe légère, les pieds nus dans la terre froide

      Rassembla d'un geste nerveux ses cheveux tombant en cascade.

      Plusieurs tressaillements mitigés montèrent le long de mon échine

      Et je sentis mon dos couler d'une veine d'eau froide clandestine.

   

      Je descendis les marches en bois et l'invitai à s'approcher,

      Elle s'avança sans dire un mot et semblait moins effarouchée,

      Elle me précéda sans attendre sur l'envolée de planches humides,

      Je vis voltiger devant moi une ombre dansante et rapide.

 

      Chacun de ses gestes intrépides rappelait une célébration,

      Un hymne fervent à la femme au sommet de la séduction.

      En haut des marches elle se tourna, son visage au teint d'opaline

      Se trouva sur moi dans un choc et se blottit sur ma poitrine.

 

      Je sentis glisser une main froide entre ma chemise et mes reins,

      Et sur mes lèvres se posa, pour me faire taire, son autre main.

      C'était soudain une femme tiède et dénouée comme une pluie,

      Lourde comme une soirée d'orage qui s'abandonnait dans la nuit.

     

      Cette fois là ma vieille litière fit craqueter l'obscurité.

      Quand les nuages étouffent l'air, depuis ce jour, les soirs d'été,

      J'attends que comme dans mon rêve apparaisse la jolie petite fleur

      Dont le coup de foudre assassin viendra m'électriser le cœur.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

voyage entre cieux et enfers 18/06/2016 14:37

Bravo ! Poèmes qui me transportent sincèrement.
Je vous invite à découvrir ma page facebook https://www.facebook.com/Voyage-entre-Cieux-et-Enfers-1630088650597763/timeline?ref=page_internal

et vous invite au voyage...

Présentation

  • : zyablik.over-blog.com
  • zyablik.over-blog.com
  • : Poèmes. Textes poétiques. Réflexions.
  • Contact

Recherche

Liens