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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 23:21
Poème: L'amour dans la peau

« Je t'aime parce que tout l'univers a conspiré à me faire arriver
jusqu'à toi » Paulo Cuelho
« et je ne trouve plus le chemin du retour » GP

L'amour dont je te parle, bien plus fort que la peur,
Donne un sens à ma vie et n'est jamais trompeur,
Il fait voir les aveugles et résiste à l'usure,
Il n'a pas de limite, ni de demi-mesure.

Je te parle de victoire, de mon esprit humain,
Qui, malgré les écueils, ne suit qu'un seul chemin,
Se nourrit d'émotions, d'un émouvant transport
Qui repousse l'égoïsme, les blessures et la mort.

Depuis longtemps je n'entends plus battre ton cœur,
Mais je chante ton nom sans la moindre rancœur,
À l'instar du pinson qui ne sait qu'être gai,
En dépit de la vie qui ne fait que tanguer.

Que pourrais-je te dire que tu ne saches encore
Sur ce qui nous unit et sur nos désaccords?
Cette encre et ce papier ont l'air bien inutiles,
Et mes mots ciselés me paraissent bien futiles.

Ces lignes iront peut être à l'aventure vers toi,
Pour te dire que mon âme, sans répit, te côtoie,
Mais si en cours de route se perd mon manuscrit,
Ce ne sera pas grave, c'est à moi que j'écris.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 23:19
Poème: Amour de moi

"Le souvenir est le parfum de l'âme" George Sand

 

Quel ciel électrisé d'une chaude soirée d'été,

Déchaîné, agité d'éclairs présomptueux

Exhibant ses passions et sa noble fierté

Dans une débauche de flashs et bruits majestueux,

Quel torrent débridé hurlant sa puissance folle

Déversant avec rage sur les roches soumises

Une lave tempétueuse, endiablée farandole,

Dont la morgue impassible excite les convoitises,

Quel rempart arrogant de tours condescendantes

Qui domine l'horizon et la vallée lascive

Écrasant sans pitié toute envie conquérante

De sa confiance hautaine, insolence excessive,

Vaudra jamais la toute-puissance de ton amour

Qui s'épanchait en moi comme une coulée de miel

Drainant jusqu'à mon âme la chaleur du velours

Dans une éternité aux couleurs arc-en-ciel?

 

 

"Et le souvenir de l'amour, n'est-il pas l'amour lui-même?"

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:49
Poème: Les rebonds de la bêtise (du ballon rond professionnel)

Son œil droit sur l'arbitre, attend la décision,
Pendant que le gauche pleure pour justifier la faute.
Le choc fut dramatique, causé par l'agression
D'un lacet qui osa toucher à sa culotte.

Le football mérite mieux que ce pantin frimeur,
Passé maître dans l'art de la simulation,
Qui, aux valeurs du sport, préfère les mauvaises mœurs,
Au sacrifice de soi, l'auto-contemplation.

Fait d'échanges entre peuples pour une entente cordiale,
Accessible aux plus pauvres, le foot, ami de l'homme,
Est le seul jeu qui ait un rayonnement mondial,
Mais l'argent aujourd'hui vient pourrir son royaume.

Belle école de la vie, d'émotions, de partages,
Le foot a épousé notre histoire collective,
Mais l'enjeu financier l'expose à des ravages
Qui bafouent son esprit, le poussent à la dérive.

Le football a perdu son sens patriotique,
L'attachement au maillot, l'amour de la bannière.
Quand on est millionnaire, ignorant de l'éthique,
On ne condescend plus à des fiertés guerrières.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:40
Poème: Envolées ovales (à la gloire du rugby amateur)

« Ce n'est pas parce qu'il est violent que j'aime le rugby. C'est parce qu'il est intelligent » Françoise Sagan

 

Le rugby est un sport qui reste un phénomène,
Car ce jeu de voyous fait pour des gentlemen,
Dont la fraternité parfois tourne à la boxe,
A un charme qui émane de tous ses paradoxes.

Par ses vertus guerrières et son humilité,
Par ses défis rugueux, sa générosité,
Il crée une alchimie poétique et virile
Autour d'une balle ovale aux rebonds versatiles.

C'est l'esprit mousquetaire qui règne en Ovalie,
Territoire d'émotions où une ludique folie
Qui agite les dimanches, offre une dramaturgie
Que les terroirs du Sud ont nourri d'énergie.

Il y a ceux qui déblaient, jouent les déménageurs,
Qui remuent les pianos, durs à cuire et rageurs,
Ils encaissent sans broncher par idéologie
Mais renvoient l'ascenseur par déontologie.

Il y a les virtuoses, ceux qui jouent du piano,
Musiciens de la passe qui jonglent en concerto,
Dont les semelles de feu adorent les chevauchées
Et qui vont à l'essai, de gloire empanachés.

Le rituel sacré de la troisième mi-temps,
Aux discours anisés qui refont le printemps,
Est une chanson de gestes pour libérer les mots
Et une thérapeutique pour soulager les maux.

 

« Heureusement que le nez m'a protégé, sinon j'aurais pris le coup de pied dans la gueule » Walter Spanghero

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:36
Poème: Onde de choc

Quand elle noua ses doigts tout autour de mes mains,
Elle m'attira contre elle et approcha sa bouche,
Puis posa sur la mienne un long baiser farouche,
Une coulée de tiédeur descendit dans mes reins.

Les arbres embarrassés par le geste audacieux,
Tendirent leurs membres gris vers l'écran noir du ciel
Et firent tomber la nuit comme un flux torrentiel
Sur mon corps agité de frissons malicieux.

Une marée bouillonnante déferla dans mon sang,
Le lourd bourdonnement derrière mes paupières closes
Répondait en écho, dans une parfaite osmose,
À la nature figée d'un silence fracassant.

Dans la froidure de l'air, une dévorante chaleur
Comblait d'un feu liquide tous les creux de ma chair,
Les ombres m'aspiraient comme des puits de lumière
Et éclairaient mon cœur d'une étonnante lueur.

Ce baiser de l'audace, ce souffle de la vie
Sur les nappes argentées descendues de la lune,
Ce fut comme un miracle, cadeau de la fortune,
L'instant d'éternité d'un bien-être assouvi.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:14
Poème: L'inaccessible étoile

Sur les terres de l'amour, insoumises et fertiles,
On vit des aventures, peuplées d'éblouissements,
Mais aussi d'écorchures, de bonheurs volatils,
De torrides envolées et de refroidissements.

Trouver le bon tracé sur les mystérieuses pistes
De la folle odyssée, version sentimentale, 
Relève d'un numéro de grand équilibriste
Qui se traduit souvent par un fiasco total.

Qui n'a pas essayé d'apprivoiser l'amour
Par des tours de magie, des talents de jongleur?
On cherche à déchiffrer son esprit troubadour,
À percer ses arcanes de grand ensorceleur.

L'amour a ce pouvoir de nous désarçonner,
De nous faire oublier nos codes et nos repères,
Et c'est d'autant plus dur, lorsque l'heure a sonné,
De descendre des nues pour retomber sur terre.

Souvent les lendemains souffrent de gueule de bois,
Mais si l'on craint demain pour mieux espérer hier,
C'est se bander les yeux pour finir aux abois
Et c'est fuir aujourd'hui en niant sa lumière.

Vivons l'instant présent, il demeure notre chance!
Il faut l'ouvrir au ciel et déchirer le voile,
Qui noircit ses couleurs, pour nourrir sa brillance
Jusqu'à en faire pâlir l'inaccessible étoile.

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:56
Poème: Mozart est dans le pré
Poème: Mozart est dans le pré

En la débarrassant de cette image ringarde,

Poussiéreuse et altière qu'on lui accole souvent,

La musique dite classique s'écoute et se regarde,

Vecteur émotionnel de concerts innovants.

Pom pom pom pom! Sous ses airs bonhommes, la Cinquième

De Beethoven, chant populaire emblématique,

Donne envie d'entonner cette musique qui essaime,

Sans strass et sans paillette, aux envols symphoniques.

On ne peut qu'aimer Brahms avec ses Danses Hongroises,

Adaptations géniales de pièces traditionnelles,

Débarrassées de leur connotation bourgeoise,

Sur des tempos tsiganes au message éternel.

Antonio Vivaldi, avec ses Quatre Saisons,

A converti les peuples à la musique du monde,

Son hymne à la nature compose des horizons,

Sous le cri des oiseaux et de l'orage qui gronde.

La Flûte de Wolfgang n'a de cesse d'enchanter,

D'embellir des visages par la joie empourprés,

Son grandiose Requiem que le monde a chanté,

Fait qu'aujourd'hui enfin, Mozart est dans le pré.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 21:02
Poème: Cueillir la rose

  

Le bonheur met souvent des habits provisoires

Mais il propose des joies qui n'ont rien d'illusoire.

Lorsque l'air est tendu comme une corde à violon

L'archet du temps qui passe recherche les accords longs,

Car la rose à cueillir, à peine la floraison,

S'en ira pour flétrir vers d'autres horizons.

Depuis que j'ai croisé son regard pénétrant

Je ne peux que dormir par morceaux transparents.

Sur les bouts de mes nuits j'ai décalqué son corps,

Qui redonne des couleurs à mon nouveau décor.

Ses rires sont des musiques qui scandent mon tempo,

Ses larmes, des flocons tièdes, les poèmes de ma peau.

Quand elle vient se blottir dans mes creux de tendresse,

Que ses membres alourdis reposent avec paresse,

Mon cœur valse en silence et égare en chemin

Les morsures de la vie, en oubliant demain.

Lorsque son souffle épouse les battements de mes veines,

Mon esprit s'affranchit des tempêtes lointaines.

Quand la lumière du ciel, éclairant nos visages,

Faiblira, embuée de nébuleux présages,

Les pétales de la rose rejoindront dans le vent

Le vol lourd des nuages. Les souvenirs vivants,

Faisant fi des orages et éloignés du bruit,

Apprendront à nos ombres à danser sous la pluie.

  

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 20:59
Poème: La course contre la honte
Poème: La course contre la honte

Il n'est pas surprenant que la peine capitale,

Soit encore en vigueur dans toutes les dictatures,

Elle est l'arme des hommes aux méthodes bestiales

Qui s'avilissent dans leur moyenâgeuse culture.

Au nom d'une morale et de mœurs rétrogrades

Drapées d'indignité, on se sert d'une justice

Au bras vengeur armé. Violente mascarade,

Qui inflige à la terre une béante cicatrice.

Quand la mort fait planer son ombre menaçante

Sur des procès menés dans un climat macabre,

Il faut des âmes perverses pour animer, glaçante,

La main qui guidera l'injection ou le sabre.

La terreur nous invite au grand bon en arrière,

En déversant le sang, elle éveille des rancœurs.

Gardons-nous de hurler avec la meute guerrière,

La vengeance par pulsion n'est pas dans nos valeurs.

L'exécution qu'on cache, dans l'aube grimacière,

Est une profanation des lois philanthropiques.

La sentence de la honte, barbarie judiciaire,

Ressemble à la sale gueule des salauds qui l'appliquent.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:12
Poème: Les ciseaux d'Anastasie

« La censure pardonne aux corbeaux, s'acharne sur les colombes » Juvénal ( An 100 après JC )

« Les censeurs aiment à se vautrer dans le lit de la dictature »

 

Elle s'abrite derrière le principe de précaution

Pour mieux étouffer la liberté d'expression,

Basée sur l'arbitraire, la censure est perfide,

Dictature d'un autre âge dont l'haleine est fétide.

 

Là où les ciseaux passent, la liberté se meurt

Dans les mains assassines de maniaques censeurs;

Pour ne point offenser les yeux, la chasteté,

Il faut être faux-cul, masquer la vérité.

 

Quand elle met à l'index des penseurs et artistes,

La censure, hantée par les nuits obscurantistes,

Vomit sa bile amère de sorcière illettrée,

Se vautre dans la fange d'un univers frustré.

 

Les faiseurs de morale, dont la gueule est souillée,

Feraient mieux de passer leur temps à épouiller

Leur tête, trop étroite pour apprécier la vie,

Ou même pour héberger un judicieux avis.

 

D'idiots liberticides m'ont mis en pénitence

Car j'ai montré un sein, par désobéissance,

Ils ont cru me faire taire mais ne m'ont pas vaincu,

La prochaine fois je leur montrerai MON CUL!

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