Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 12:57
Poème: L'arc-en-ciel de la liberté ou L'Amour pour tous
Poème: L'arc-en-ciel de la liberté ou L'Amour pour tous

Dans sa dualité complexe, l'homme est fait de contradictions

Qui obligent à la tolérance et forcent aussi la réflexion.

On est soi par sa différence et non par le regard des autres,

Par la quête d'une identité que l'on construit pour être nôtre.

Dans une société qui avance, toute en éclats et bruissements,

Une voix parle avec insistance jusqu'à provoquer du tourment,

Elle vient de l'intérieur intime, dérangeante autant qu'elle est belle,

Elle envahit de sa lumière et crépite comme une étincelle.

C'est une sensation délicate, ouvragée comme de la dentelle,

Timide et fragile au début, mais qui devient obsessionnelle.

Chaque émotion est habillée de mots et d'images romantiques,

Tout comme dans les amours classiques, son écriture est poétique.

Bien que moqué et attaqué, l'amour traqué s'en sort vainqueur,

Car personne ne peut se targuer d'avoir le monopole du cœur,

Qu'il soit homo ou hétéro, l'amour vit sa duplicité,

Il n'y a pas de droit chemin, juste celui de la liberté.

Dans ses histoires de joies et peines, tour à tour soleil et brouillard,

Le monde bouge, apaise des âmes aujourd'hui tournées vers l'espoir.

Les tendres drames d'autrefois se transforment en hymnes à la vie,

Entre garçons ou entre filles, les passions galopent à l'envi.

 

 

Repost 0
5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 12:52
Poème: Carpe diem

Quand tu partiras, je n'irai pas sur tes traces,
Droit dans mes bottes, je secouerai ma grande carcasse,
Le ciel sera pourtant recouvert de nuages,
En attendant, j'adore dans tes yeux faire naufrage.
Écoute ce que mes lèvres te disent de la douceur
De ton cou, de ta bouche, quand s'accélère mon cœur.

Quand tu partiras, je n'attendrai pas qu'émerge
De l'horizon, ta silhouette qui me submerge,
Mes narines cependant chercheront ton parfum.
Dans l'immédiat, je souhaite rassasier ma faim
Du lait de ta peau blanche, de ta belle insolence,
Et respirer plein nez l'essence de ta présence.

Lorsque tu partiras, je regarderai la lune,
Je compterai les étoiles, patiemment une à une,
Jusqu'au soleil naissant, car on ne sait jamais.
Pour aujourd'hui, je goûte, sur ton corps enflammé,
La fièvre abandonnée à mes mains téméraires,
Afin qu'elles y découvrent le lancinant mystère.

Je veux cueillir le jour, danser avec la vie,
Dénicher la lecture secrète de tes envies,
Qui pourrait éclairer mon obscure jalousie,
Calmer l'impétueuse mer de mes fantaisies.
Je ne regretterai pas de t'avoir tant aimée.
Lorsque tu partiras, je n'en mourrai pas, mais...

Repost 0
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 17:13
Poème: L'enfance bombardée
Poème: L'enfance bombardée
Poème: L'enfance bombardée

Je viens d'avoir sept ans, suis-je encore un enfant?

J'ai grandi dans l'angoisse et je vis sous les bombes,

L'écran de mes nuits blanches est maculé de sang,

Les murs de ma maison sont devenus des tombes.

Des étoiles en fusion ont crevé les plafonds,

Puis des gerbes de flammes ont jailli de la terre,

J'ai compris que l'enfer sortait du trou profond,

J'ai vu des gens crier sur les bords du cratère.

Dans ce monde en conflit qui propose la douleur,

Je ne vois que des ombres qui n'ont plus rien d'humain.

La poussière de la guerre, qui a séché mes pleurs,

A recouvert les fleurs qui bordaient mon chemin.

Pour de longs mois encore, des feux et explosions

Déchireront l'espace et sèmeront la peur.

Il me reste à prier, sans me faire d'illusions,

Pour que les grands arrêtent de me crever le cœur.

Je ne jouerai jamais à faire des ronds dans l'eau,

La folie égoïste ne veut pas de l'enfance,

Je reçois tous les jours l'injustice en cadeau,

Et la haine entre adultes emporte mon innocence.

Je n'en peux plus d'avoir le visage du drame,

Sacrifié sur l'autel des hommes aux idées folles,

Je n'ai pas mérité ces martyres infâmes.

Je voudrais que maman me conduise à l'école.

Repost 0
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:30
Poème: Les bruits de la liberté

L'étoile filante qui, tout d'un coup rajeunie,

Vient déchirer l'écran pour chercher l'infini,

A fait un pied de nez à l'immuable routine

De la noria céleste qui déteste les mutines.

Le torrent qui dévale a horreur des barrages,

Et malheur à l'obstacle qui lui ferait ombrage!

La vie respire la vie sans aucune assistance

Et ne supporte guère qu'on oppose résistance.

Puisque le ciel lui-même refuse les horizons,

Couper les ailes au vent serait pure déraison,

Le murmure de la brise qu'un rameau fait gémir

N'empêchera jamais le lagon de dormir.

Mieux vaut les épines libres que les roses en prison,

Les oiseaux sous la pluie qu'en cage à la maison,

Arrachez les verrous qui condamnent les portes,

Renversez les barrières, la nature vous escorte!

Le monde rugit et gronde des bruits d'indépendance,

Il se fera clameur jusqu'à la délivrance,

Renoncer à la lutte pour notre liberté,

C'est abdiquer les droits qui font l'humanité. 

Repost 0
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 20:09
Poème: Je suis un poémien
Poème: Je suis un poémien
Poème: Je suis un poémien

Rimbaud, mains dans ses poches crevées,

Baudelaire trimballant son spleen,

N'ont jamais cessé de rêver,

À la recherche d'adrénaline.

Verlaine se plongea dans l'absinthe

Cherchant sa muse dans la Fée verte.

Tous trois connurent les labyrinthes

Vers les chemins de découvertes.

 

Au nom de ces « poètes maudits »,

J'ai quitté les sentiers battus,

Bravé de nombreux interdits

Sans jamais m'avouer vaincu.

Au diable la sécurité

D'une vie tranquille sans histoire!

La bohème avance, révoltée,

Mais inventive, jubilatoire.

 

Si je rejette la société

C'est que je suis un incompris.

Saisons en enfer, sans été,

Où l'on me traite avec mépris,

Voilà où mon talent me mène!

Souverain dans ma solitude,

Je ne suis pas qu'un phénomène

En proie à mes vicissitudes.

 

Mes paradis artificiels,

Choquent le bourgeois, l'anti-poète,

Je suis un frondeur sous le ciel

Qui a vu en moi un esthète.

Seul, j'entends le bruit des étoiles

Qui me disent, quand je bois mon rhum,

Que si, un jour, ma vue se voile,

Tous les chemins mènent aux Roms.

 

Repost 0
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 19:56
Poème: L'enfance

« L'enfance est le sommeil de la raison » Jean-Jacques Rousseau

 

Vieillir c'est, en partie, regretter son enfance.

Les chemins buissonniers, témoins de l'innocence

Des années d'insouciance, sont restés dans l'écrin

De nos boîtes aux trésors, nos intimes jardins.

 

Combien de coups de pieds dans les tas de feuilles mortes,

De galopades après avoir frappé aux portes!

On balançait du sel sur la queue des oiseaux

Qu'on voulait attraper. Nous étions des héros!

 

Nous ne possédions rien mais nous espérions tout,

Nous n'avions peur de rien à part du loup-garou,

Les fronts plein de candeur, nous avions du talent

Pour affronter la vie, ce grand chaos brûlant.

 

L'enfance a les odeurs des mûres, des baies sauvages,

Elle sait, version sépia, conserver les images

Des jambes et mains griffées, des doigts bleuis de froid,

Des ricochets sur l'eau, des exploits maladroits.

 

Et l'on tirait la langue pour bien tracer les traits.

Des éclats de rire francs, à lire des illustrés,

Jaillissaient de nos bouches rosées de grenadine

Ou rouges des confitures qui coulaient des tartines.

 

L'enfance nous enrichit de ce supplément d'âme

Qui ravive les souvenirs de son éternelle flamme,

Et quand on se retourne, on ne sait quoi cueillir.

Un sale coup de la vie que nous laisser vieillir!

Repost 0
24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 19:53
Poème: Le souffle de l'ange gardien
Poème: Le souffle de l'ange gardien

Le nez planté au ciel sous la voûte étoilée,

Je rêve de son visage dans un halo voilé.

C'est l'écho de sa voix qui soudain me réveille,

De son timbre feutré à nul autre pareil.

 

Dans l'obscurité silencieuse, c'est la lumière

De ses yeux noirs qui vient effleurer ma paupière,

Son iris brille de mille éclairs en archipel,

Je brûle de la pluie tiède de son feu d'étincelles.

 

Je suis son âme sœur venue lui apporter

Le ciel bleu de la vie, le souffle de l'été

Dans son jardin d'hiver. Je veux peindre le jour,

Où je l'ai rencontrée, aux couleurs de l'amour.

 

Je voudrais d'une caresse frôler sa peau cuivrée,

Apaiser le chagrin de son cœur enfiévré,

Je voudrais de ma bouche modifier le destin

De ses yeux embués qu'aucun sommeil n'atteint.

 

Elle est ma petite fleur dont je cultive la terre,

Je suis son bon génie, ange gardien et grand-frère.

Sur son corps attristé, sur son front qui se penche,

Je veux écrire l'espoir qui manque à ses nuits blanches.

Repost 0
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:14
Poème: Les épines de la vie

“La rose nous croche dans ses épines pour nous montrer où est l'amour”

La vie parcourt la nuit, le jour,
Écrite en vers ou bien en prose,
Elle fait son chemin sans retour,
Entre les épines et la rose.
Un jour, en proie aux tracasseries,
D'abattement, elle tombe en pleurs,
Un autre, elle se relève et rit,
Fin prête à surmonter ses peurs.

Je ne peux trouver solution
À tous tes chagrins et problèmes,
Mais je peux, avec attention,
T'écouter, te dire un poème.
Il se pourrait que tu trébuches
Dans un moment de désarroi,
Je te protègerai des embûches
Pour éviter que tu ne choies.

Si d'aventure, quelques soucis
Te brisent le cœur ou te déchirent,
Je deviendrai ton éclaircie
Pour susciter ton beau sourire.
Je ne peux changer ton passé,
Ni transformer ton avenir,
Mais je saurai me surpasser
Pour l'instant présent embellir.

Je ne peux te dire qui tu es,
Encore moins qui tu devrais être,
Mais je peux t'aimer comme tu es
Et, sur ton ordre, disparaître.
La vie parcourt la nuit, le jour,
Écrite en vers ou bien en prose,
Elle fait son chemin sans retour,
Entre les épines et la rose.

Repost 0
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:11
Poème: La beauté en robe blanche
Poème: La beauté en robe blanche

“ Je regarde une rose et je suis apaisé ” Victor Hugo

Dans mon jardin une rose est née, 
Joyeusement dressée sur sa tige,
Elle a changé ma destinée
Jusqu'à m'en donner le vertige.

Ses pétales sont des gouttes de vie
Qui s'écoulent et perlent sur mes doigts,
Ravivent mes rêves inassouvis
Sur l'écrin des feuilles qui ondoient.

Le soir, l'obscurité recouvre
Ses dentelles d'une cape de soie noire,
Quand l'aube la caresse, elle s'entrouvre,
Vêtue de rosée en peignoir.

Le soleil fait briller sa peau
Qu'il pare de reflets étoilés,
Sous la brise qui bat le tempo
Et fait danser sa robe de lait.

La rose ne convient qu'à la femme,
Fleur somptueuse dont le souvenir
Apaise et met du baume à l'âme,
Flatte l'espoir des jours à venir.

Comme au temps de l'amour courtois,
Quand, sur ton visage, je me penche,
Je voudrais dormir avec toi
Sur un pétale de rose blanche.

Repost 0
13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 15:05
Poème: Terra dolorosa
Poème: Terra dolorosa
Poème: Terra dolorosa

« Va prendre tes leçons dans la nature » L. De Vinci

 

Cela fait des milliards d'années

Que je préside à votre monde,

Bien avant que vous soyez nés,

Pour moi vous n'êtes qu'une seconde.

Mes océans et mes rivières,

Mon sol, mon air pur, mes forêts,

Créés pour vous en pleine lumière,

Vous ont permis de prospérer.

 

Je suis l'herbe qui est sous vos pieds,

L'eau qui s'écoule entre vos mains,

Pourtant sans cesse vous m'estropiez

Sans vous soucier du lendemain.

On me dit belle comme un poème,

Fringante comme un air d'opéra,

Alors, mes chers enfants que j'aime,

Ne soyez donc pas si ingrats!

 

J'ai pas vraiment besoin des hommes

Mais je les ai pris dans mon sein,

En leur mettant, au cœur, du baume

Car je croyais à leur dessein.

Humains, écoutez mon émoi!

Je vous donne bientôt rendez-vous:

S'il n'y a plus de place pour moi,

Je n'aurai plus de place pour vous!

                                             Mère Nature

Repost 0

Présentation

  • : zyablik.over-blog.com
  • zyablik.over-blog.com
  • : Poèmes. Textes poétiques. Réflexions.
  • Contact

Recherche

Liens