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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:01
Poème: Café du matin, chagrin
Poème: Café du matin, chagrin

Amer, paré de l'habit noir,

Rehaussé d'un ton de vanille,

Je médite devant le nectar

Qui dessine le visage d'une fille

Dont le parfum monte, hésitant,

En arabesques entrelacées,

Et me ramène à l'entêtant

Souvenir d'un amour passé.

Au hasard d'une rencontre au bord

D'une tasse de café noir brûlant,

Des yeux brillants comme des trésors,

Soleils aux éclairs insolents,

Ont chassé les peurs de la nuit,

À travers le brouillard d'arômes,

Banni les spectres de l'ennui

Qui me hantaient comme des fantômes.

Ces saveurs du matin naissant,

Réminiscences de mes frissons,

Puissances aux dons euphorisants,

Entonnent mes rêves à l'unisson.

Ce baume du corps et de l'esprit

Réchauffe mon cœur, chasse mes soucis...

Mais vite mon café refroidit,

Avec lui, mes attentes aussi.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 15:56
Poème d'une maman à son fils: Nohân

Tu es le ciel bleu de ma vie 
Parmi les nuages qui circulent, 
Je te dois mon rêve assouvi: 
Ton Existence en Majuscule. 
Je vois tellement de poésie 
Dans tes yeux, mon petit-enfant 
Que tu ajoutes la fantaisie 
À ce monde parfois étouffant.

 

Tu habites les notes de musique
De ma partition préférée,
Depuis qu'avec tes harmoniques,
Dans ma vie tu viens orchestrer.
Parfois je succombe aux frissons
Qui parcourent mon corps attendri,
Lorsque émue, j'entends les chansons
Jaillies de tes lèvres fleuries.

 

Tu es le souffle de la brise
Qui s'en vient caresser mes joues
Et sur lesquelles comme par surprise
Tu viens déposer des bisous.
Mon petit bonhomme, ta présence,
Au long des années à venir,
Saura me donner la confiance
Pour, non loin de toi, bien vieillir.

 

Les liens du sang jamais ne meurent;
Quand l'argent peindra mes cheveux,
L'or que pour toi j'ai dans le cœur,
T'accompagnera, c'est mon vœu.
Chaque fois que, blottie dans tes bras,
Je viendrai te confier mes peines, 
C'est ton bonheur qui coulera 
Dans mes artères et dans mes veines.

 

Et quand il sera temps pour moi
De partir pour le grand voyage,
Je serai la lumière pour toi,
L'étoile qui te donnera courage.
Dès l'aube, à l'éveil des oiseaux,
L'amour distillé par ma voix,
Sera du soleil en cadeau
Pour inonder tes yeux de joie.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 15:50
Poème: L'arbre de la laïcité

Malgré le terrorisme et son intolérance,

La France reste un exemple, fait preuve de résistance,

Elle est à la hauteur de sa réputation,

Lorsqu'il s'agit d'accueil, de cohabitation.

 

Ce constat porte un nom, c'est la laïcité,

Recette unique au monde, qui donne l'identité

À tout un peuple issu de la Révolution,

Protégée, jusqu'ici, par nos institutions.

 

Cette création française permet aux hommes et femmes

D'origines différentes de trouver le sésame

Pour croiser leurs cultures, unis et vers demain,

En harmonie sous l'étendard républicain.

 

C'est ce miracle laïque qui nous rend détestables

Aux yeux des intégristes, de leur croyance coupable,

Parce que nous sommes libres de ne pas croire qu'au ciel,

Et que nous admettons les convictions plurielles.

 

Ce trésor protecteur, il faut le préserver

Pour pouvoir surmonter les idées dépravées.

Accrochons-nous ensemble, avec ténacité,

À toutes les branches de l'arbre de la laïcité.

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 15:47
Poème: Les bouffons de la république

« La politique, c'est comme l'andouillette. Ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ». Édouard Herriot (Président du Conseil, IIIème République)

La sagesse éclairée de cet ancien précepte

Est aujourd'hui battue en brèche par l'avalanche

De surenchères indignes de nos élus ineptes

Qui, à l'odeur, rajoutent des relents de revanche.

Les joutes politiciennes et leur infâme tambouille

Ont eu raison de nos dernières illusions.

Le débat politique est tombé en quenouille,

Submergé de cynisme, perclus de confusion.

Nos élites défaillantes, habillées d'arrogance,

Sont classées au concours d'indignité d'état.

Depuis leur tour d'ivoire, sans souci d'indécence,

Ils enrobent de mensonges leurs piètres résultats.

Tous ces irresponsables font voler en éclat

L'unité nationale qu'ils devraient incarner,

Ils noient leur impuissance dans l'art du blablabla

Mais soignent leurs intérêts, en rapaces acharnés.

La puanteur qu'exhalent les discours ambigus

A fini par monter au nez des électeurs,

Qui, de droite ou de gauche, en ont marre d'être cocus.

Politiciens médiocres, vous êtes des imposteurs!

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:03
Poème: Champagne!

 

Quand deux bulles de champagne montent en feu d'artifice
Pour exploser ensemble comme des étoiles complices,
Elles disent leur chance au monde en lâchant leur bonheur
Et fleurissent le calice de leurs jets de couleur.

Dans l'effusion festive, la flamme de nos regards
Enivrés du breuvage, s'abandonne au hasard
Qui agit comme un charme. Il capture en plein vol
Nos désirs clandestins, bercés d'un vent frivole.

Nos corps ne se lassent pas du doux envahissement
Que provoque le nectar comme par enchantement,
Féerie de soleils, il envoûte nos palais
D'un trait de poésie toujours renouvelé.

Et puisque ton envie et la mienne ne font qu'une,
On se laisse emporter sans retenue aucune
Par le flot pétillant qui jaillit du cristal
Et sur nos lèvres ardentes dépose quelques pétales.

Gloire au divin pouvoir du vin aphrodisiaque!
Mais la caresse pailletée, moment paradisiaque
Du baiser de Bacchus qui enjolive le thème,
Ne saurait occulter la force de mes « je t'aime ».

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 14:42
Poème: Le nez de Cléopâtre

J'aurais aimé être témoin des premières rides sur son front
Et voir peu à peu s'alourdir le galbe blanc de ses seins ronds.
Hélas! Je traîne ma nostalgie dans les pluies tièdes de l'été
Qui jamais ne laveront ma peau de l'odeur des souvenirs flirtés.

Je m'essaie à la dessiner, traits naïfs à coups de fusain,
Je la croque en train de manger quelques figues ou bien du raisin,
Pour dompter ses cheveux bouclés parfois je passe une nuit blanche
Et m'attaque au petit matin à la courbe légère de ses hanches.

Pour me déguiser en défi, je fais les rêves les plus fous,
Elle est Adjani, moi Souchon, je fais tomber tous les tabous.
Quand mon cinéma accapare l'écran noir de mes insomnies,
Je tue pour elle sans hésiter sur l'air de ma désharmonie.

À qui devrai-je m'adresser pour l'adhésion de mon sourire,
En paraphrasant Cervantès ou bien en imitant Shakespeare?
Dans la nature, sous le soleil, dans les vallons, seul, je respire
En attendant patiemment que les démons de l'amour expirent.

Elle est mon nez de Cléopâtre qui a changé la face du monde,
Sa silhouette fulgurée traîne dans mon esprit qui vagabonde.
La démarche de Zizi Jeanmaire et les jambes qui finissent en pommes
Font que pour moi et devant Dieu, elle est la Femme parmi les hommes.

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 21:50
Poème: Voyageurs de l'amour

Voyageurs de l'amour, ils s'en vont cœurs légers,
Semblables à des ballons, sans aucun préjugé.
Les amants ont le temps; la balade amoureuse
Est d'abord animée d'une douce promesse rieuse.
Ils aiment s'approprier la lenteur du matin,
Le désir en attente d'un signal du destin.

D'une approche savoureuse, en méandres paisibles,
Dans l'air fripon, complice d'émotions prévisibles,
L'appétit vient surprendre en s'invitant de loin,
Il avance à tâtons, se faufile avec soin. 
Mais où poser les mains, sur la taille ou plus haut?
N'est-il pas encore tôt pour embraser la peau?

Comme en jazz, sur un thème, la parade s'improvise.
La caresse frôle, dessine, promet et s'éternise
Comme l'archet hésitant qui cherche sa mélodie
Et trouve pour commencer une timide harmonie.
Puis les corps se détendent et s'oublient en confiance
Dans une paix d'abandon, en écho au silence.

Les amants, par la vague, sont bientôt transportés
Au pays des saveurs, des plaisirs indomptés,
Les paupières enfiévrées, agitées comme des mers,
Jouent tels des papillons qui butinent des chimères.
Les souffles s'accélèrent comme la houle sur la plage
Et libèrent les envies pour un nouveau voyage.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:17
Poème: Une dernière fois
Poème: Une dernière fois

Je voudrais vivre une dernière fois comme l'hirondelle,
Pour sa longue traversée, qui s'envole à tire-d'aile
Et s’élance avec cœur vers la voûte éternelle,
Migrante infatigable, vêtue de noire dentelle.

Je voudrais vivre à fond telle une étoile filante 
Qui embrase l'univers dans sa robe séduisante,
Pied de nez gigantesque à la routine céleste,
Pour tracer dans le ciel l'insolent manifeste.

Je voudrais vivre comme l'eau de source jaillie au monde,
Après avoir laissé l'obscurité profonde, 
Pour épouser la joie des aveuglantes clartés 
Et enivrer la terre jusqu’à la satiété.

Je voudrais vivre au vent à l'instar de l'érable, 
Dont l'ancien tronc dégage une force inébranlable 
Et inspire un respect par les ans patiné, 
Paré du solennel vieux cuir parcheminé.

Je voudrais vivre enfin l'ultime de mes envies, 
À en perdre le souffle, à y laisser la vie: 
T'aimer une dernière fois, et ensuite m'aliter, 
Heureux, sur l’immense peau nue de l’éternité.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 16:34
Poème: Le chemin à l'envers

Grain de sel égaré dans le monde éternel,
Poussière d'étoile perdue dans l'espace infini,
Je vivais dans un vide, une bulle intemporelle,
Mascarade, poudre aux yeux, tracé mal défini.

Et puis sans prévenir, le ciel s'est enflammé,
J'ai ressenti les manques que me criait ma chair,
Des vibrations sont nées dans mon corps affamé,
Des musiques ont zébré le ciel comme des éclairs.

Mon visage s'est couvert d'un sentiment de paix
Et s'est débarrassé de toutes les meurtrissures
Creusées par les tourments, les espoirs échappés.
L'air semblait nettoyé de toute éclaboussure.

Seul je pouvais parler, à deux on discutait,
Seul je pouvais donner, à deux on échangeait,
Seul je pouvais sourire, à deux on rigolait,
Seul je pouvais bondir, à deux on s'envolait.

J'ai aimé mon visage quand tu le regardais,
Les frissons de ma peau lorsque tu me touchais,
J'ai adoré mon nom quand tu le prononçais
Et la vie avec toi lorsqu'on la partageait.

Cet amour, je le vois en cheveux poivre et sel,
Il fait revivre en moi un cœur d'adolescent,
Capable de s'embraser à la moindre étincelle
Et comme la première fois, me faire tourner les sangs.

C'est la résurrection d'un innocent passé
Qui souffle sur ma peau un doux parfum d'ivresse.
Quelques vers nostalgiques dans les airs esquissés,
Des pastels inventés pour peindre nos caresses.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 10:19
Poème: Ya pihi irakema*
Poème: Ya pihi irakema*

Je suis Indien Yanomami de la forêt amazonienne,
C'est mon corps qui toujours me dicte les mots aimants pour mon indienne,
Lorsqu'il ne vient que de l'esprit l'amour reste à l'ombrage des arbres,
Il grandit surtout sous la peau, à l'abri d'inutiles palabres.

Celle qui me plaît habite en moi. Souffle de vie de mes organes,
Elle connaît chaque pli de mon être et les battements qui en émanent.
Je suis contaminé par elle, elle a ensemencé ma terre,
Elle est mon envoyée des dieux, qui me nourrit et qui m'éclaire.

Quand elle est en souffrance, son mal bouleverse mes sensations profondes,
J'implore l'Esprit de la Forêt qui incarne la sagesse du monde
Et qui m'insuffle la force des arbres pour lui passer mon énergie,
La Nature nous donne l'équilibre, nos cœurs fusionnent comme par magie.

Princesse Yanomami d'amour, je te vois la nuit dans mes rêves,
J'irai pour toi chasser, pêcher et te protègerai sans trêve,
Mes aïeuls pourront contempler, le jour où tu seras ma femme,
Les enfants qui consacreront l'union de nos corps et nos âmes.

 

* Formule utilisée par les indiens Yanomami pour signifier « je t'aime » et qui littéralement veut dire « je suis contaminé par ton être »

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