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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:36
Texte: Vécu par la vie
Texte: Vécu par la vie

De plus en plus dans notre monde sauvage on nous demande de nous affirmer et de communiquer, c’est à dire d’être capable d’exprimer ses pensées, ses sentiments, ses opinions, dire « oui » quand on pense « oui » et « non »  quand on pense « non ».
Il convient de demander, refuser, critiquer, répondre à des critiques, faire des compliments, répondre aux compliments, et tout cela d’une façon satisfaisante pour soi et pour l’autre. S’affirmer et communiquer, c’est aussi respecter l’autre en communiquant avec lui. Ainsi pourrait-on arriver à de nouveaux comportements affirmatifs et s’ouvrir la porte à des échanges constructifs, agréables et efficaces. Mais tout cela est valable et applicable sur presque tous les terrains sauf peut être, en tout cas pas si facilement, sur celui de l’émotion amoureuse. Car celle-ci, Dieu merci, garde tout son mystère et ses dédales dans lesquels nous nous sommes tous perdus un jour ou l’autre… Foin des exégètes de l’amour!
L’amour détient ce pouvoir inouï de nous dérouter, de nous faire perdre les pédales. Sans crier gare, il peut bouleverser entièrement notre existence et nous faire oublier nos repères habituels. Qui n’a pas essayé d’apprivoiser le sentiment amoureux, en prenant soin de lui et en lui donnant le meilleur de soi-même. Véritable numéro d’équilibriste dans lequel on finit souvent par perdre pied. Mais paradoxalement, perdre pied n’est-il pas le meilleur moyen de tutoyer les contrées folles de l’amour-abandon si délectable. Doit-on apprendre à vivre les instants de doute avec la même sérénité que les moments d’intense bonheur? Nous sommes là sur les terres fertiles et complexes des pays de l’amour, peuplées d’éblouissements mais aussi d’écorchures et de passages à vide. Trouver le bon chemin sur les vastes sentiers de l’aventure sentimentale, ah l’inaccessible étoile! Mais qui veut de cet esprit cartésien capable de trouver une ligne directrice et qui du même coup va se priver de l’excitation de l’inconnu, de la surprise toujours espérée à la sortie du virage, de la magie incontournable du ciel qui vous tombe sur la tête et qui vous la fait tourner vertigineusement? Certes, les lendemains sont parfois difficiles mais l’instant présent est tellement supérieur, surtout si on peut le faire durer. Regretter demain, c’est comme espérer hier, c’est fuir aujourd'hui.
En fait tout consiste, et c’est un art, à faire reculer les lendemains, à les transformer en surlendemains. Qu’il serait génial le monde dans lequel il suffirait d’afficher sur le tableau blanc de nos folies et délires « Demain sera traité demain » et d’oublier d’enlever l’inscription!
Romain Gary savait bien que l’on est emporté par la vie et que c’est elle qui s’impose à nous et non l’inverse. "J'ai l'impression d'avoir été vécu par ma vie, d'avoir été l'objet d'une vie plutôt que de l'avoir choisie". Appliquée à la vie amoureuse cette citation ne trouve-t-elle pas toute sa justesse et sa saveur?

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 15:02
Texte: Des cerises pour toi
Texte: Des cerises pour toi

Des cerises…
…parce que ton plaisir devient le mien et que la vie sans toi me paraît insupportable…
Comme le soleil reconnaissant qui s’incline devant la tombée d’une belle journée, je m’émerveille devant tes jets de couleur qui fleurissent ma vie et me donnent envie de peindre le jour où je t’ai rencontrée.
Parce que je t’aime…

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:48
Poème: L'écho de ton absence
Poème: L'écho de ton absence

Il reste sur mes lèvres ton léger goût de sel,
Les saveurs de ta peau imprégnées pour la vie.
Autour de moi revient et m’entête à l’envi
L’écho de ton odeur qui toujours m’ensorcelle.

 

Mes rires sont orphelins et ne veulent pas mourir,
Les images de toi, perdant de leur brillance,
Ont besoin de tes cris et de leur résonance
Car la nuit n’efface pas l’écho de ton sourire.

 

Tu es la tentation, l’absence impertinente,
Et depuis que l’amour vit à l’étage au-dessus
Je suis désemparé quand vient à mon insu
L’écho obsessionnel de ta douceur aimante.

 

Le brasier de tes yeux qui pénètre mes pores
Consume tout mon être, ravive ma passion.
Mes fantasmes érotiques, ultimes transgressions,
Font de moi un esclave de l’écho de ton corps.

 

Quand mon esprit s’isole et feint l’indifférence
Pour occulter le manque et les attentes folles,
Et que pour oublier je cours, je batifole,
C’est le vent qui m’apporte l’écho de tes silences.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 15:09
Texte: Le bambou et le chêne ou Le poison des comparaisons
Texte: Le bambou et le chêne ou Le poison des comparaisons

Qui prétendrait que le bambou est plus beau que le chêne ou le chêne plus précieux que le bambou? Par la fréquentation et la connaissance des deux on peut effectivement découvrir que l’un s’accorde et s’accommode mieux à vous que l’autre. Mais pour autant, aimeriez-vous que, afin de vous plaire, le chêne devienne aussi souple et majestueusement complice du vent que le bambou, ou que le bambou ressemble au chêne parce que celui-ci est plus grand et que ses feuilles changent de couleur en automne? L'idée que l’on en vienne à comparer ces deux végétaux est un non sens.

 

Pourtant, les humains, installés dans leurs habitudes confortables, ont pris cette habitude de comparaison qu’ils ont beaucoup de mal à supprimer et qui devient pour eux un véritable poison. Il faut regarder la vérité en face: il y aura toujours quelque chose qui paraîtra plus beau, plus doué, plus fort, plus intelligent et plus heureux que ce à quoi on aspire. Et l'inverse est tout aussi vrai quelle que soit la comparaison choisie, c’est-à-dire toujours quelque chose de moins beau, moins doué, moins fort, etc. En conséquence nous ne devrions pas comparer les choses, c’est une attitude qui nous ancre dans des souvenirs passés et qui, de surcroît, nous fait le plus souvent mal.

 

A chaque contact, rencontre, découverte, c’est une nouvelle alchimie qui opère, nous échappe et qui fait que rien n’est jamais pareil.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit: il n’est en général pas recommandé de rechercher ce que l’on a connu et aimé, sous peine de déception. En revanche , grâce à notre ouverture d’esprit, nous devrions laisser venir à nous ce qui, incidemment, pourrait être le révélateur d’un nouvel objet d’intérêt, même si au départ il semblerait que ça ne saurait convenir.                                                       
Vous me suivez, n’est-ce pas?

 

Par exemple, la feur violette de la glycine est aussi nécessaire que l'astre le plus grand, et sans cette fleur il manquerait quelque chose à la création. Par exemple l'appel du coucou a la même valeur que les paroles du bouddha, et le monde serait appauvri sans la présence du coucou. Et si, dans notre univers, nous n’avons ni la fleur de glycine ni le cri du coucou nous aurons peut être devant notre porte la fragrance raffinée du seringat ou l’élégance féline du chat.
Tout est clair et évident, non?

 

Certes, nous avons bien compris la leçon de morale M. le professeur! Merci beaucoup!
Le problème…c’est que sans cesse revient à mon esprit ce vers fort connu de Lamartine: « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».
Ça met un peu le bazar dans votre démonstration, non?
Que l’on sache, ce cher Alphonse n’était pourtant pas complètement demeuré. Son vers résume parfaitement l’abattement, l’indifférence au reste du monde, voire l’abandon que chacun d’entre nous peut ressentir lors d’une séparation, surtout quand on est certain au fond de soi que l’on ne pourra remplacer ce que l’on a perdu.
Et Lamartine de poursuivre:


« Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts ».

 

Qui n’a jamais éprouvé cette sensation de manque qui noircit et empoisonne la vie?
Le manque, ça revient le soir, souvent très tard quand dans la chambre il n’y a plus que vous et le noir, ça revient en boucle inlassablement. Le manque, ça ne s’invite pas seulement les trente et un de chaque mois, ça finit par s’infiltrer dans vos pensées et sous votre peau de manière récurrente. Ça s’incruste, ça obsède, ça laisse des traces, ça oppresse la poitrine et ça ruine parfois la santé.
Le manque c’est aussi le cœur et l’âme qui ne veulent pas s’endormir de peur d’oublier.

 

Oh là, oh là! Nous nous éloignons du propos! Où en étions-nous?
Ah oui, le bambou ou le chêne, le coucou ou le bouddha!
Attendez! Encore un instant SVP! Il me vient une question.
Est-ce la comparaison qui crée le manque ou le manque qui induit la comparaison? L’œuf ou la poule quoi!


Ah! Vous hésitez! Bon, ben, vous savez quoi? Ça me prend la tête tout ça à moi et ça me file une boule dans la poitrine. Pour peu j'aurais presque envie d'exercer un recours en justice pour préjudice d'affection, mais je ne sais pas trop contre qui!
Dis-moi mon amour, et si on allait prendre l’air, toi et moi, main dans la main, et voir si tout ce discours inutile est soluble dans le vent. Peut être faut-il laisser à Dame Nature et au Sieur Temps le soin de se dépatouiller de ce méli-mélo de mots. Respirons et vivons puisque nous en avons encore le temps et écoutons les bons conseils de Ronsard et Horace:


« Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie ».
« Carpe diem quam minimum credula postero ».

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 18:37
Poème: Les caresses perdues
Poème: Les caresses perdues

Dans les airs se promènent des caresses perdues,
Des fantômes égarés qui ont les bras tendus
Et des baisers errants qui, pour le moins confus,
Viennent s’effilocher dans un silence diffus.

 

L’amitié et l’amour s’expriment par la caresse
Appliquée par une main empreinte de tendresse,
Mais les caresses des yeux sont les plus adorables
Car chargées de promesses facilement palpables.

 

La caresse amène l’âme jusqu’aux confins de l’être,
Transcende les sensations sans jamais se démettre.
Elle possède talent, force et habileté
Et la passion l’anime avec subtilité.

 

La caresse sur ta peau est un si beau langage
Elle trace son chemin pour un tendre voyage,
Sa générosité se défie des limites,
Elle s’est voulue unique pour que rien ne l’imite.

 

Las! Mes caresses fuient, me filent entre les doigts,
Voltigent dans le vent, roulent à terre et ondoient;
Ces sauvages vagabondes vont sans objet ni but,
Qui donc s’emparera de ces caresses perdues?

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 18:25
Poème: Petite souris et gros chat
Poème: Petite souris et gros chat

Petite souris, j’aime tant que tu murmures à mon oreille,
Que tu me dises que je te manque trop.
Tu te crois abandonnée et je sens ta fièvre,
Petite souris peinée qui grimace tête pensive,
Surtout ne perd ni le goût de vivre ni de rire.

 

Tu n’es pas dans le noir total ni même dans le froid glacial,
Tu as en toi cette flamme naturelle qui brûle
Et qui ne s’éteindra jamais, tu aimes tant la vie.
Ton petit cœur brisé se cache pour pleurer
Mais ton gros chat est là pour lécher tes larmes.

 

Tu grignotes à petits bruits craquants tes bouts de tourment,
Elle est si douce la musique de tes mandibules.
Ma princesse, tu traverses et emplis mon univers
Avec ses belles joies, avec ses quelques peines,
Nous n’en faisons pas pour autant un fromage.

 

Petite souris coquine, tu entres en trottinant dans ton trou
Où je te rejoins silencieux et coquin à mon tour.
Je me faufile tendrement en appétit auprès de toi,
Prestement, en menus pas de danseur félin,
Pour croquer un petit bout de toi en chocolat.

 

J’épie du coin de l’œil ton joli museau qui pointe vivement,
Je suis ton visiteur clandestin, la vie me sourit.
J’ai faim de toi et mes yeux me nourrissent
De tout ce que je vois de toi et que j’aime.
Dis-moi que tu m’aimes petite souris, chat me plaît.

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 16:41
Poème: "Pedalare humanum est..."

« Pedalare humanum est » auraient pu dire les Romains
Tant il est vrai que pédaler semble exclusivement humain.
La bicyclette aurait dû être l’aboutissement du progrès,
L’invention ultime de l’homme, le plus haut et dernier degré
De la technologie moderne, création faite pour le bonheur
De la Terre et de l’humanité par le plus subtil designer.

 

Le vélo est une poésie de la mécanique et du vent,
Un pur produit de la raison bien appliquée au mouvement.
Géométrie créée pour l’homme et pour la civilisation,
Technologie écologique et bénéfique interaction
Entre la science et les beaux arts, entre la matière et l’esprit,
Entre le corps et la nature, entre l’homme et le Saint-Esprit.

 

Le vélo est le seul moyen pour les transports civilisés,
Le seul qui reste pur au cœur dans un monde mécanisé
Où l’expérience corporelle du bain dans le milieu ambiant
Nous replonge dans la nature dont l’homme est le premier amant.
Vélocipède mon amour, petite reine aux grands espaces
Emmène-moi dans ton univers où j’aurai toutes les audaces.

 

Comme l’a dit le grand Einstein, pour ne pas perdre l’équilibre
Sur un vélo comme dans la vie, faut pas avancer en roue libre.
René Fallet a rajouté, que les adeptes du deux-roues
Savent que rien n’est plat dans la vie surtout avec le vent en proue.
A quoi je dis qu’il faut choisir, faire du surplace et puis tomber
Ou alors garder l’équilibre et prendre les côtes le dos bombé.

 

« My kingdom for a horse » cria le roi Richard III de Shakespeare.
Mon royaume pour un vélo! La nature devient mon empire
Où je pédale allègrement, soit dans les vallons d’oxygène,
Soit dans les collines boisées où je me sens comme indigène.
Un jour viendra où nos vélos rejoueront comme des galopins,
Où nous ferons force commune pour aller affronter l’Aspin.

 

"...perseverare non diabolicum".

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:30
Poème en forme de vélo
Poème en forme de vélo

Je suis un poème en forme de vélo,
Je suis un vélo en forme de poème.
Un poème sans fin qui roule, déroule, coule, s’écoule.
Un vélo sans frein qui  avale, cavale, détale, dévale.
Moments de liberté parmi les fleurs d’été,
Moments de vrais bols d’air sous les ciels clairs d’hiver.
Je roule à toute allure le vent en pleine figure
Ou alors je musarde en pensant à ma muse.
Je recherche ce sentiment infini qui me met en paix avec la vie,
Surtout avec moi-même, oubliant mes problèmes.
Je pédale au chant des oiseaux, à l'odeur des coquelicots,
Je prends le temps de regarder et puis le temps de respirer,
Parce que c’est bon de vivre et que c’est bon de rire.
Tantôt j’avais  le blues, j’ai pris mon vélo rouge
En proie à mon émoi, espérant son minois quelque part en chemin.
Sur les chemins creux  je caracole, m’envole, décolle, batifole.
Je laisse aller mes roues, l’air frais cingle mes joues,
Mes cheveux voltigent au vent pour que voltigent mes tourments!
Un poème de vélo se compose à l’école des éléments,
Mécanique du monde, poésie du mouvement.
Un poème de vélo se compose à deux, poésie de tandem,
Temps d’aimer, effort partagé, générosité, souffles synchronisés.
Attention au virage! Eviter le dérapage! Je me retourne
Et je vois son visage qui me rassure et m’encourage.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 11:25
Poème: Au fil de mes mains
Poème: Au fil de mes mains

Te masser c’est atteindre une parcelle de ton âme
Mais c'est aussi trouver un prolongement de moi.
C’est rechercher en toi la cause de mon émoi,
Ce doux balancement qui attise ma flamme.

 

Nul besoin de parler lorsque mes mains t’effleurent,
C’est ta peau qui s’exprime et mes doigts qui l’écoutent.
Quand le voyage commence la place n’est plus au doute:
Nos épidermes s’aiment et s’offrent comme des fleurs.

 

Ma main devient musique, poésie du toucher,
Et insensiblement ton corps invitation
Me donne les accords, sans précipitation,
Que je vais sur ta peau délicatement coucher.

 

Du ballet de mes mains qui parcourent ton corps
Naît une complicité de caresses lascives,
Balades incontrôlées que les essences avivent
Qui bientôt nous transportent dans un nouveau décor.

 

Quand au fil de mes mains je pars pour ce voyage,

Paumes collées à ton corps par un puissant aimant,

Je me dis que mes doigts et ta peau sont amants,

Qu'ils le seront encore lorsqu'ils n'auront plus d'âge.

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 21:35
Poème: Mon bonbon sucré qui pétille sous la langue

Dans la douceur fondante de ce matin d’hiver
Je m'étonne soudain à tournoyer dans l’air
Comme une feuille morte qui tombe tardivement
Frôlée et caressée par le souffle du vent.

 

Je ressens sur mes lèvres une tendre fraîcheur.
Je cueille son parfum comme on cueille une fleur,
Pétales recouverts de perles de rosée,
Perdue dans les effluves de vieux sentiers boisés.

 

Son doux baiser bonbon pétille sous ma langue
Et ravive des saveurs, vanille, ylang ylang.
Friandise elle devient, doux et mignon péché,
Mon chocolat fondant que je prends à bouchées.

 

C’est un feu d’artifice qui embrase ma bouche,
C’est mon bonbon sucré qui, soudain moins farouche,
Claque sur mes papilles, alterne avec bonheur
Spasmes incontrôlés et caresses du cœur.

 

Tout comme dans un rêve je survole mon corps,
Les ailes déployées dans l’hivernal décor,
Et retenant mon souffle je butine le désir
De ses lèvres ouvertes offertes au plaisir.

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