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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 11:46
Poème: La porte

Je me rappelle une vieille porte
Qui vit au fond de ma mémoire,
Quand je la revois, elle m'apporte
Des souvenirs qui donnent espoir.
Quelques milliers de fois ouverte
Et aussi souvent refermée,
Elle s'ouvrait sur des découvertes,
Rêves éveillés ou fantasmés.

J'attendais qu'elle s'ouvre au jour,
À ses rayons venus du ciel
Pour voir les amis, les amours,
Et leur cohorte de nouvelles.
Je guettais le bruit du loquet,
Celui des pas dans l'escalier,
Rendez-vous à ne pas manquer,
L'avenir est sur le palier.

On connaît trop de portes, lasses
D'être depuis longtemps fermées,
Derrière lesquelles les angoisses
Sont difficiles à réprimer,
Pourtant elles ne cessent d'inviter
À franchir leur seuil accueillant,
Elle provoquent la curiosité
Les jours de soleil bienveillant.

J'ai souvent été protégé
De la frénésie de la rue,
Du vent et des bruits étrangers,
Du froid, insupportable intrus,
Je me rappelle cette vieille porte
Qui grinçait d'un air suranné,
Et aujourd'hui il m'insupporte
Qu'elle soit à jamais condamnée.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 18:51
Poème: La vie n'est pas une ligne droite
Poème: La vie n'est pas une ligne droite

La vie est un cours d'eau qui fuit vers l'inconnu

De méandres soudains en filets continus,

Elle tisse les fils du temps par les monts et les vals

Et n'en fait qu'à sa guise sans avoir de rival.

 

Si l'on tombe parfois sur des pierres qui roulent,

On reprend l'équilibre avant qu'elles ne s'éboulent,

Les virages de la vie sont porteurs d'expériences

Dont on apprend beaucoup avec de la patience.

 

Quand surgit un problème, ce n'est pas une fin

Mais un commencement qui nous mène aux confins

De cieux inattendus. Le murmure des ruisseaux

Rythme les aubes grises et le chant des oiseaux.

 

Le chemin le plus court d'un endroit à un autre

N'est pas la ligne droite mais le rêve qui est nôtre,

Il est tout en détours, sinue dans la nature,

De coups durs imprévus en géniales aventures.

 

Le sentier de la vie nous conduit à la mort,

C'est pourquoi tout au long, à pleines dents on mord

Dans les fruits du destin. On renverse les barrières

Pour ouvrir grand la voie vers l'école buissonnière.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:41
Poème: Aimer à n'en savoir que dire

Cela fait bien longtemps que mon étoile sauvage

A rencontré la tienne. Elles se sont réunies

En un baiser douceur, savourant le breuvage,

Ce nectar de l'amour au goût indéfini.

Protégés par le ciel, nous suivons le chemin,

Emportés par des rêves n'appartenant qu'à nous,

Nous combattons ensemble, sans nous lâcher la main,

La marée de mes veines bien calée sur ton pouls.

Aimer comme je t'aime n'a pas d'explication.

L'Amour fuit la logique et la maîtrise des sens,

Il respire par les pores avec obstination

Et fait de chaque jour une nouvelle naissance.

Il fait trembler mon corps et hésiter ma voix,

Envahit ma poitrine de fourmis amicales,

Qui parcourent mon esprit et mon âme en émoi,

Il déclenche sous ma peau un orage tropical.

Ici-bas nous luttons, mais nous aimons aussi.

En fidèle âme sœur, je veux t'accompagner

Dans les matins de brume et dans les éclaircies,

Aller au bout des temps et des espoirs gagnés.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 16:48
Poème: Mon amie la douleur

Quand j'écoute la douleur, c'est pour la reconnaître,
La toucher, l'accepter et mieux l'appréhender.
La défier en combat ou encore s'y soumettre
Ne sont pas des actions vraiment recommandées.

On est sur cette terre pour aimer de son mieux,
Y laisser une trace positive et pouvoir
Mettre de son côté les chances pour être heureux,
Ce qui n'est pas qu'un droit, mais aussi un devoir.

Ces positions exigent qu'on ait de la constance
Pour que les coups du sort peinent à se faire une place,
Et ainsi ne pas trop leur donner d'importance,
Sans les nier pourtant, en attendant qu'ils passent.

Que l'on soit ouvrier ou employé de banque,
La vie ne doit jamais sombrer dans l'abandon.
Plutôt que s'épuiser à jauger ce qui manque,
Veillons à savourer ce que nous possédons.

Le bonheur est ancré dans le moment présent
Et lorsque la douleur vient taper aux carreaux,
Passez-lui le bonjour, et d'un air complaisant,
Dites-lui qu'elle vous suive boire un coup au bistrot!

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 13:34
Poème: Lorsque la lune se couchera (Cuando caiga la luna)

Le matin à l'aurore, j'observe aux alentours, 
Juste avant sa toilette, la nature sans retouche.
J'aime les maisons frileuses qui dessinent des contours
Alors que les coqs chantent et que la lune se couche.

Ce moment de quiétude, pendant que se meurt l'aube,
M'engage à écouter la musique de la brise
Qui égaie la prairie et dépose sur sa robe
Les ondoiements de l'herbe en élégante frise.

La nuit lève son rideau pour faire place au soleil
Dont je guette les rayons. À la première lueur,
Ton visage apparaît à mes yeux sans sommeil
Et ravive les images de mes rêves fugueurs.

Tu n'es jamais partie, c'est le ciel qui le dit,
C'est la nuit et le jour unis dans une fusion
D'émotions nostalgiques. Je demeure interdit
Tellement ta présence salue la création.

Comment ne pas t'aimer si tu es là pour moi?
Demain le chant du coq au lit m'arrachera,
J'irai sous les étoiles discuter avec toi,
Lorsqu'en amie complice, la lune se couchera.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 20:20
Poème: L'Ami
Poème: L'Ami

Il arrive que nos ailes aient du mal à voler,
Lorsque la vie fâchée, partie batifoler,
A blessé notre peau d'une épine ennemie.
Dans le secret du jardin clos, surgit l'ami.

L'amitié est une aube que le vent fait danser,
Sans la faire vaciller, sans jamais l'offenser;
Elle ne nous quitte pas, c'est notre bonne étoile,
Et comme une âme sœur, elle protège de son voile.

Le flambeau de l'ami s'allume dans sa poitrine,
Animé par le feu de l'espoir qu'il dessine,
Il vient calmer le corps quand il est en douleur
Et réchauffer l'esprit lorsqu'il le trouve en pleurs.

L'amitié ne gèle pas au milieu de l'hiver,
Résiste à la froidure sans se mettre à couvert,
Elle ne prend pas congé en plein cœur de l'été,
Alors que la saison invite à voleter.

On dit l'amour aveugle, l'ami ferme les yeux,
Et pourtant il voit tout en restant silencieux,
Prêt à régler soucis mineurs et grands problèmes,
Il connaît tout de nous et il nous aime quand même.

« L'amitié, c'est l'amour en habits de semaine »,
Aucune ambiguïté de relations humaines.
Elle est le fil d'Ariane qui nous montre la voie,
L'écho venu du ciel relayant notre voix.

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:19
Poème: Une nuit d'été ( Noche de verano )

C'était une nuit
À demi-lune,
C'était une lune
À demi-nuit.

La voûte étoilée reflétait
Dans tes yeux sa lueur humide.
Un savant clair-obscur sculptait
Les contours de ton corps timide.

Le souffle léger de la brise,
Perdu dans les frondaisons noires,
Caressait nos peaux à sa guise
Et nourrissait les airs d'espoir.

Alors que mes mains s'égaraient
Pour des errances audacieuses,
Ma bouche emflammée s'emparait
De tes lèvres offertes et rieuses.

Envahi de félicité,
Sous la complicité lunaire,
Mon cœur, en pleine immensité,
A résonné comme un tonnerre.

Nous étions, toi, moi et le ciel,
Tout seuls au monde pour profiter,
Comme dans un rêve providentiel,
Des fruits doux de cette nuit d'été.

C'était une lune
À demi-nuit,
C'était une nuit
À demi-lune.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 15:34
Poème: J'optimisme

La nature ne se laisse en aucun cas mourir.
Si l'instinct de survie est propre à l'animal,
L'optimisme est à l'homme, dont le propre est le rire,
C'est un signe de santé tant physique que morale.

Mais il sourit plutôt aux gens de caractère,
Il faut le débusquer, le contraindre à sortir
Par un effort constant, partout où il se terre,
Le dresser, le mater, enfin l'assujettir.

L'optimiste imagine des lumières dans le noir,
Croit en sa bonne étoile dans un monde inconnu,
Il ne s'abandonne pas aux lueurs de l'espoir,
Lequel est une promesse pas très souvent tenue.

Il faut chérir la vie sans lui chercher un sens,
Protéger ses amours en dépit des écueils,
Se retrousser les manches, refuser l'impuissance,
Relever les défis avec un brin d'orgueil.

L'optimisme émane du sourire de l'étranger,
Du verre à moitié vide qu'on voit à moitié plein,
Il permet de gagner des batailles rangées
Pour éviter des guerres qui ne finissent pas bien.

“L’espoir peut faire vivre mais c’est en se battant que l’on crée de l’espoir”

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 15:39
Poème: Parfum de jasmin

Le parfum du jasmin, s'échappant de la fleur,
Me dit que de l'amour j'ai connu la valeur,
Sans le savoir d'abord, le bonheur du dormeur,
En le sachant ensuite, le bonheur du rêveur.

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé »,
Quand le vide est en vous, difficile à combler,
Il s'invite inlassable, souvent très tard le soir,
Dans la chambre où l'on est tout seul avec le noir.

Il s'incruste, il obsède, il oppresse la poitrine,
Traîne son cafard nocturne sur les idées chagrines,
Car c'est le cœur et l'âme, ne cessant de frémir,
Qui, de peur d'oublier, refusent de s'endormir.

Une pensée égoïste interroge mon esprit;
Qui va me faire savoir que je n'ai pas compris,
Et que, pour mes erreurs, on me pardonnera?
Qui va m'assurer que, quand même, on m'aimera?

Fleur aimée du jasmin, qui, dans les aubes claires,
Ressuscite les beaux jours, m'entraîne, en un éclair,
Rejoindre dans la brise ton parfum émouvant,
Tu dissous, par magie, mon chagrin dans le vent.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:51
Poème: Les cloches ne sonnent pas dans la neige
Poème: Les cloches ne sonnent pas dans la neige

Une lueur effondrée vacille dans mon regard,
Quand j'aperçois les traces de tes pas sur la neige,
Je les vois dans l'air blême et ma pensée s'égare
Sur les images de toi, qui tombent en florilège
Et sur le sol ouaté se déposent en douceur.
Comme une louve solitaire au milieu de l'hiver,
Petite fleur dans le froid, habillée de pâleur,
Tu es partie à l'aube vers d'autres univers.

 

J'ai connu avec toi les grands déferlements;
Quand tes yeux se risquaient à effleurer ma peau,
Je recherchais les mots jusqu'à l'essoufflement,
Au point que l'émotion perturbait mon propos.
Mon corps se soumettait à l'aura du silence,
Qui libérait sur moi un duvet de tendresse,
Les prunelles de mes yeux esquissaient une danse
Et des perles humides s'écoulaient en caresses.

 

L'hiver n'est jamais froid sous le ciel du bonheur
Car les cloches de l'amour n'arrêtent pas de sonner,
Pourtant elles se sont tues, ce matin, de bonne heure,
Quand tu as disparu, seule, dans l'air moutonné.
Alors qu'un manteau blanc s'accumule sur les toits, 
Je peins ta silhouette dans les flocons qui tombent
Et viennent à ta rencontre, mais en fait c'est bien toi,
Qui t'élèves dans la neige telle une blanche colombe.

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