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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 22:00
Poème: Les yeux sur la lune
Poème: Les yeux sur la lune

C'est la partie charnue de notre anatomie

Dont on parle crûment ou avec bonhomie.

Ils font couler de l'encre et balader les yeux,

Ces culs en liberté, discrets ou prétentieux.

Des croupes abandonnées, parce que trop bégueules,

Rechignent à cravacher et font cavaliers seuls,

D'autres au contraire ayant la cuisse hospitalière

Préfèrent la clientèle des soirées en guêpière.

Des pétards tricolores, en forme de lampions,

Pour le 14 juillet, dansent au son des flonflons,

Des popotins roulés comme des bûches de Noël

Préparent le réveillon en chantant des gospels.

Puis, y'a les culs pincés, minés par la malbaise,

Ne sachant que choisir, toujours entre deux chaises,

Et ceux qui ont le feu, généreux de la fesse,

Toujours prêts à aider autrui avec largesse.

Mais aussi, les culs bas, allure dictatoriale,

Ils infligent leur bassesse à des cadences martiales,

Enfin, les culs-bénits, les miséricordieux,

Font la génuflexion pour se soumettre à Dieu.

J'ai un faible avoué pour les culs haut montés,

Qui au mépris des lois, défient la gravité,

Je succombe au vertige car je ne suis qu'un homme,

Qui affectionne les miches perchées comme des pommes.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 21:54
Poème: Pépé Victor *
Poème: Pépé Victor *

Le béret vissé sur la tête,

Le buste droit, bon pied bon œil,

Le visage rond d'un homme honnête,

Démuni d'argent et d'orgueil,

Jamais un gros mot à la bouche,

Les yeux brillants comme une aurore.

Voici le portrait sans retouche

De mon grand-père: Pépé Victor.

Animé de foi ouvrière,

Il quitta la Vendée natale

Pour donner ses bras à la terre,

La sève de son espace vital.

Le Gers fut heureux d'accueillir

Un géant d'ardeur et courage,

Travaillant dur et sans faillir,

Fier d'accomplir sa belle ouvrage.

Force paisible et émouvante,

Il a vieilli dans son jardin,

Sueur de sa passion savante,

À l'écart des milieux mondains.

Quand le patriarche au grand cœur

Est parti reposer en paix,

Un phare a éteint sa lueur.

Tu m'as montré la voie, pépé!

 

Pépé Victor est décédé peu avant ses 97 ans

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 21:49
Poème: L'île aux parfums
Poème: L'île aux parfums
Poème: L'île aux parfums
Poème: L'île aux parfums

Sertie dans l'écrin du lagon,

Et bercée par les eaux turquoises,

Au fond desquelles vit le dugong,

Mayotte l'Africaine pavoise.

Enivrée d'ylang et vanille,

Sœur insoumise des Comores,

L'île hippocampe aux jolies filles,

Demeure en moi comme un trésor.

Nourrie de mangrove et de mer,

Elle héberge tortues et dauphins,

Les coraux courtisent la lumière

Auprès des plages de sable fin.

La faune et la flore sous-marines,

Fleurs arc-en-ciel, poissons danseurs,

Offrent un spectacle de ballerines

Dans une féerie de couleurs.

Avec la sagesse des poètes,

Le baobab, roi de la brousse,

Surveille le vol lent des roussettes.

Une compagnie de makis glousse

Près des manguiers et cocotiers.....

Mayotte, joyau de l'Océan,

J'ai dans le cœur ton amitié

Et l'œil rieur de tes enfants.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 21:42
Poème: Un balcon sur les cimes
Poème: Un balcon sur les cimes

Creusé au sein des Pyrénées,

Bijou du patrimoine mondial,

Le cirque, à la roche déchaînée,

Propose un spectacle impérial,

Gradins de neiges éternelles

Et saut de l'ange de la cascade.

Gavarnie, sauvage et rebelle,

Est une invite à l'escapade.

Le gave exulte près du chemin,

Qu'on suit à pied ou à cheval

Pour gagner le site olympien,

Drapé de couleurs minérales.

La muraille, fière et gigantesque,

Coiffée du Marboré géant,

Héberge en gardien de sa fresque,

La légendaire Brèche de Roland.

Colosse au tracé sculptural,

Qui l'ennoblit et le transcende,

Le cirque a l'esprit théâtral.

Il est entré dans la légende

Quand Victor Hugo, assommé

De stupeur par l'architecture

Démesurée, l'a surnommé,

Le « Colisée de la nature ».

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 17:18
Poème: Le regard jusqu'au coeur

« Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire » Louis Aragon

Depuis le premier jour ton regard me fascine,

Je me plonge en tes yeux quand sur ma vie il bruine,

Dans tes lacs d'aquarelle qui illuminent mes nuits,

Le printemps chasse l'hiver et dissipe les ennuis.

De tes prunelles jaillissent des éclairs éphémères,

On dirait des soleils surgissant de la mer,

Ils envoient des étoiles pour consteller le ciel

Et inonder ma vie de pluies d'or torrentielles.

Je veux rester otage de ce bel incendie,

Dont la brûlure m'étreint comme une maladie,

Tant que ta lave chaude s'écoulera sur moi

Et couvrira ma peau d'un sensuel émoi.

Tes rayons lumineux, étincelles vagabondes,

Je suis prêt à les suivre jusqu'à la fin des mondes,

Car je sais bien qu'un jour il faudra dire adieu,

Et je veux bien mourir si la mort a tes yeux.

 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 16:56
Poème: Cheveux d'argent
Sur la roche noire que tu violentes
Le cristal de tes larmes explose,
Au cœur de la forêt, tu chantes,
Jamais ton flot ne se repose.
Tu tombes et bondis avec hargne
Soulevant ta robe écumeuse,
Cascade aimée de mes montagnes,
Dont j'aimais la colère brumeuse.
 
Ta mousseline blanche a baigné
Mes escapades en solitaire,
Au bout des chemins buissonniers,
Où je retrouvais ta lumière.
Les éclairs de tes fils d'argent,
Qui jaillissaient dans l'écrin vert,
Se mélangeaient au ciel changeant
Et scintillaient sous le couvert.
 
Les narines emplies de l'embrun,
Les yeux imbibés de candeur,
Je m'allongeais sur le sol brun
Et me noyais de ta splendeur.
Tu étais l'âme de la forêt,
La force écrue du sang qui gronde,
Dont le lourd murmure perforait
Le silence, des lieues à la ronde.
 
Les Pyrénées dans le lointain
Ravivent les souvenirs d'antan.
J'imagine que tous les matins,
Avec des accents occitans,
Cheveux d'argent à tous les vents,
Tu chantes en faisant ta toilette.
Parfois je crois que je t'entends,
Je sens la pluie de tes paillettes.
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:42
Poème: L'âme  sœur et le caméléon
Poème: L'âme  sœur et le caméléon

Mon âme sœur, alter ego, mon cœur jumeau,

Mon supplément de vie, raison de mes délices,

Prends donc mon habit vert pour que les animaux

Et le jasmin sauvage se transforment en complices.

 

Tu es ma clairvoyance, ma deuxième paire d'yeux

Qui me permet d'y voir comme un caméléon,

Prends donc mon habit bleu qui réfléchit les cieux

Afin que le soleil te noie de ses rayons.

 

Tu es mon second souffle qui m'aide à m'évader

À travers les saisons où je vis en trouvère,

Prends donc mon habit rouge et tu pourras garder

Le feu de mon amour dans les soirées d'hiver.

 

Tu es mon sixième sens, l'éclair de ma raison

Qui sait voir le danger et protéger demain,

Prends donc mon habit jaune au reflet de moisson

Pour parcourir l'été en me tenant la main.

 

Ma langue foudroyante aimerait capturer

La moitié de ton ombre. Mais pour la liberté,

Qui relie nos deux vies, je reste aventurier

Aux habits de couleurs...que je peux te prêter.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:08
Poème: Nos peaux aiment
Poème: Nos peaux aiment

Paul Valéry : "Ce qu’il y a de plus profond

dans l’homme, c’est sa peau".

 

La peau est la fusion, le point d'intersection

De ton corps et du mien. Lieu de prédilection

De nos échanges muets, elle envoie des messages,

Des codes inattendus, des invites au voyage.

 

Terre d'accueil sensuelle, ta peau est une antenne

Qui reçoit les signaux émanant de la mienne,

Elle peut sentir, entendre, capter les sensations,

Résister, succomber, marier les tentations.

 

Son parfum au jasmin fait qu'elle m'est destinée,

Je butine en caresses sur le grain satiné

De l'enveloppe aimée où se blottit ton cœur,

Les papilles enivrées du goût de ta liqueur.

 

Parchemin du désir elle frissonne sous ma bouche,

Frémit sous la brûlure de ma main qui la touche,

Singulière et plurielle, c'est un voile de velours

Que mon souffle fiévreux effleure avec amour.

 

Tendue sur les secrets qu'on dit à demi-mot,

Elle réunit nos âmes pour soulager les maux.

Dans la peau des amants la passion est en germe,

L'aventure amoureuse est affaire d’épiderme.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:50
Poème: Jusqu'à la fin des mondes
Poème: Jusqu'à la fin des mondes

" Y'aura jamais un autre homme pour t'aimer comme lui, dans la vie"  Romain Gary  "La promesse de l'aube" *

 

Le vent peut faire tourner la tête aux continents,

Tempêter mille fois du levant au ponant,

Le tonnerre peut zébrer le ciel de ses éclairs

Et déchirer les airs d'un bruit autoritaire,

 

Les séismes insolents peuvent éventrer les champs

Et lacérer les murs de leurs couteaux tranchants,

Les entrailles de l'enfer peuvent inonder la terre

De la lave insoumise qui fait fondre les pierres,

 

Il peut neiger jusqu'à recouvrir les maisons,

Lorsque le blanc unit le ciel et l'horizon,

Il peut pleuvoir jusqu'à faire déborder les mers,

À en faire vaciller les montagnes altières,

 

Mais la lune fait rêver les oiseaux dans les arbres

Et illumine les nuits de son fier candélabre,

Le soleil vient draper les villages de lumière

Et préside à la course des saisons nourricières.

 

La force des sentiments, l'amour comme un vertige,

N'obéiront jamais aux puissances de prestige,

Qui dominent sans partage sur la terre et sur l'onde.

Je t'aime et je t'aimerai jusqu'à la fin des mondes.

 

* Rendons à Gary ce qui est à Gary, dans sa phrase, il y a "femme" à la place de "homme" et "elle" à la place de "lui".

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:47
Poème: Paroles d'enfants
Poème: Paroles d'enfants

«Y'a des personnes qui ont de la neige dans les yeux?»

Demanda ma petite fille en parlant de quelqu'un

Dont je venais de dire: « Il n'a pas froid aux yeux!».

La logique enfantine épouse le sens commun.

« Qui s'y frotte s'y pique », risquai-je une autre fois,

« N'aie pas peur mon Papé », me fit remarquer Line,

« Quand tu fais des bisous, si tu te frottes à moi,

Tu te piqueras pas parce que j'ai pas d'épines ».

Les enfants sont artistes en humour et tendresse,

Leurs mots sont des bouquets de fleurs ensoleillées,

Ils ont une poésie qui sent bon les caresses,

Créative, spontanée, toujours émerveillée.

« Va falloir que je prenne mon courage à deux mains »,

« Mais c'est si lourd que ça?», l'entendis-je répondre.

Les mots de l'innocence n'attendent jamais demain,

Vrais bijoux de candeur, ils me font toujours fondre.

Afin qu'ils ne s'envolent dans le vent de la vie

Et pour les préserver du tumulte étouffant,

Dans ma caverne d'Ali Baba je les convie,

Ces mots qui font mon univers de vieil enfant.

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